Calendrier & Conseils de jardinage

Septembre

Potager

Certaines espèces florales s’adaptent bien au potager et lui donnent un côté décoratif particulièrement en fin d’été : les dahlias se marient bien avec des rangées de poireaux ; près des tomates, lavandes et sauges sont toujours bienvenues d’autant qu’avec leur parfum elles jouent un rôle répulsif contre les insectes prédateurs ; les choux apprécient la compagnie des soucis. Au programme de ce mois à cheval sur l’été et l’automne, autant de récoltes (haricots, pommes de terre, concombres, courgettes, tomates et aubergine) que de semis : épinards, frisées, scaroles, laitues et radis d’hiver, choux de printemps, navets, oignons rustique, mâche et de quoi l’accompagner pour former un mesclun de fin de saison (persil, roquette, cerfeuil, aneth). Courges, potirons, potimarrons doivent être isolées du sol avec une planche pour éviter qu’ils soient attaqués par les limaces qui sont à l’affût pour s’en régaler avant vous. Blanchissez les céleris en les buttant, faites blanchir les cardons en les emballant dans un papier kraft. Inspectez le tas de compost et aérez-le s’il a tendance à juter.

Verger

La récolte des pommes va commencer. Si vous avez la chance d’être l’hôte d’une variété ancienne dont vous n’auriez pas le nom, vous pouvez la faire identifier par l’association les « Croqueurs de pommes » qui assure aussi des cours de taille et de greffage. Si certains fruits gâtés sont tombés des branches avant la récolte, faites le tri de ce qui est récupérable pour des compotes ou des confitures. Mais il faut éliminer ce qui n’est pas mangeable. Si on laisse pourrir sur place, on risque de propager parasites et maladies.

Jardin d’ornement

Après avoir souffert de la chaleur, la pelouse reverdit : profitez-en pour regarnir les endroits qui auraient été dégradés, en y ajoutant des bulbes (narcisses, jonquille, crocus) qui illumineront les pelouses du prochain printemps. Les séances de bouturage se poursuivent avec les cognassiers du Japon, les forsythias et les hortensias. En cette fin d’été, des vivaces toniques comme les anémones du Japon, sont particulièrement colorées en rose mauve ou en blanc ; elles fleurissent jusqu’aux gelées et s’adaptent à toute bonne terre même un peu argileuse. Attention à la nature de la terre : renseignez-vous pour connaître sa composition. En terrain calcaire, inutile d’espérer des lupins, des rhododendrons ou des azalées. Par contre, d’autres plantes supportent bien les terrains calcaires comme les rudbeckias, les asters et les sauges ainsi que les arbustes comme les rosiers et les céanothes. Les pivoines s’adaptent à tous les terrains enrichis en fumier et en compost. Le lierre n’a pas toujours bonne réputation car il est envahissant mais ne l’éliminez pas complètement : laissez le prospérer dans une haie ou un vieil arbre, il est décoratif, sert d’abri à des insectes auxiliaires et ses feuilles peuvent être transformées en un purin insecticide contre les pucerons et les acariens.

Terrasse, balcon et intérieur

Préparez une jardinière de fin de saison avec des vivaces robustes comme des asters nains que l’on agrémentera d’une touche jaune avec des œillets d’Inde ou des plants de chrysanthème. Ils égayeront votre terrasse jusqu’en décembre et vous coûteront moins cher que ceux du commerce au moment de la Toussaint. Redonnez du tonus aux potées déjà en place avec une taille légère et un arrosage avec un engrais liquide. Dès la fin septembre, en particulier sous climat montagnard, il faut commencer à rentrer aussi les plantes fragiles (fuchsias, pélargoniums, agrumes) qui avaient passé l’été sur la terrasse.

La plante du mois : Coing

Originaire de Perse et poussant déjà dans les jardins de Babylone vingt siècles avant J.C, le coing appartient à la famille des Pommacées, comme les pommes et les poires ; mais il est moins répandu qu’elles, peut-être parce que son utilisation alimentaire est moins facile dès lors que sa chaire fibreuse et son goût astringent oblige à le cuire pour apprécier toutes sa saveur. Cultivé principalement dans le bassin méditerranéen (France, Italie, Grèce, Turquie et Afrique du Nord), Cydonia oblonga est un petit arbre robuste – une des raisons pour lesquelles il sert souvent de porte-greffe pour les pommiers et les poiriers – qui a toute sa place dans les vergers. Début avril, il donne des jolies fleurs rose pâle à partir de laquelle se développe un fruit qui prendra toute sa dimension grâce à la chaleur de l’été. On attend qu’il dégage un parfum délicieux particulièrement suave (les Romains l’utilisaient pour la préparation de parfums), vers la fin septembre, pour le cueillir. Une fois récolté, il se conserve plusieurs semaines à l’abri et au frais. On le destine à plusieurs préparations culinaires qui ont pour dénominateurs communs la cuisson du fruit après un épluchage qui n’est pas toujours commode. Riche en pectine, il se transforme aisément en gelée. On en fait aussi des pâtes de fruit réputées. Il rentre par ailleurs dans la composition plusieurs recettes de couscous, appréciées par les amateurs de mélanges salés-sucrés. Pauvre en calories mais riche en vitamine C et en anti-oxydants, le coin est excellent pour la santé.

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