Calendrier & Conseils de jardinage

Avril

Potager

La pluie est bienvenue au jardin en avril mais quel que soit le temps, il y a du pain sur la planche. De nombreux semis en pleine terre sont recommandés : laitues, radis, carottes, betteraves rouges et en fin de mois, quand le sol est bien réchauffé, les haricots. En pépinière, on sèmera les choux d’hiver et d’automne et les poireaux. Les tomates et les poivrons semés en serre, ou dans une caissette à l’intérieur de la maison, peuvent faire l’objet d’une transplantation dans un godet de bonne dimension : ce geste facilitera la reprise quand on les installera en pleine terre dans la deuxième partie du mois de mai. On sèmera en godet que l’on gardera au chaud les cucurbitacées. On ne les repiquera que lorsque la chaleur sera bien installée, vers le 15 juin. Dans les parties non cultivées, semez un engrais vert (trèfle, luzerne, phacélie, vesce) qui régénèrera le sol en lui apportant de l’azote. Autre avantage des engrais verts : ils enrayent la prolifération des adventices, ces herbes dites « mauvaises », entre deux cultures. Pensez à butter les pommes de terre plantées en mars : ce geste permet aux tubercules de se développer à l’abri de la lumière

Verger

Le réchauffement climatique rend possible la plantation de certaines espèces comme le figuier. Comme pour les autres fruitiers, on le plante dans un trou préalablement creusé et au fond duquel on jette plusieurs poignées de cornaille. On procédera aux premiers traitements en particulier contre la cloque du pêcher avec un produit respectueux de l’environnement à base de cuivre, sans en abuser car à haute dose le cuivre altère les sols. Le radoucissement des températures profite aux pucerons qui envahissent pommiers, cerisiers et pêchers : traitez avec un insecticide à base de savon noir.

Jardin d’agrément

On peut encore planter des rosiers en racines nues et, à défaut des rosiers en container. Il faut que les trous dans lesquels on les place soient d’une dimension confortable qui donnera les meilleures conditions de reprise et de développement : 40 cm de longueur et 40 cm de profondeur. Ces trous doivent être remplis avec un mélange de cornaille, de fumier, de compost et de bonne terre de jardin. Sans cette nourriture riche, le rosier risque de végéter et d’être moins résistant aux maladies. Après la plantation, on arrosera abondamment même s’il pleut. On continue de diviser les vivaces et d’en planter des nouvelles : pensez par exemple aux delphiniums et aux pavots qui fleurissent à la même époque que les rosiers et leur servent de « plantes compagnes ». Si vous avez un emplacement vacant et plutôt à l’ombre dans votre bordure de vivaces, pensez à y installer des hostas telle la variété ‘Inniswood’ dont les feuilles ont une tonalité qui sera d’autant plus lumineuse que le sol sera maintenu au frais l’été. Semez en pleine terre des fleurs annuelles de culture facile : capucines, cosmos, giroflées d’été, pied d’alouette, soucis, nigelles, œillet d’Inde et rudbeckias.

Fenêtre, balcon et intérieur

Le bon principe du nettoyage de printemps s’applique aussi sur terrasses et balcons: évacuez les pots fendus par le gel ainsi que la terre fatiguée qu’ils peuvent contenir, ne la jetez pas mais mettez-la au compost. Les pots déjà occupés doivent être « surfacés », une opération consistant à éliminer le plus de terre possible sur le dessus du pot sans abîmer les racines et à la remplacer par du terreau neuf. Sortez vos pélargoniums, changez-les de pots et de terre, remplacez ceux auxquels l’hiver aurait été fatal par des variétés intéressantes par le parfum de leurs feuilles, comme odoratissimum qui sent la pomme.

La plante du mois : Oseille

Dans le carré de fines herbes ou en bordures au potager, les jeunes feuilles de l’oseille plantée en mars commence à se développer si l’on a bien pris garde de les protéger des limaces et l’on peut en prélever quelques-unes pour préparer un délicieux potage qui réchauffera en cas de rafraîchissement vespéral, fréquent à cette époque; à moins d’en faire un petit bouquet que l’on réservera à un « saumon à l’oseille », ce grand classique de la gastronomie inventé par les frères Troisgros. La récolte sera d’autant plus abondante que vous l’aurez installée à mi-ombre dans un sol plutôt humide et acide que l’on aura enrichi avec un cocktail de compost et fumier décomposé. Il existe plusieurs variétés de Rumex rugosus, l’oseille domestique, et certaines d’entre elles, particulièrement décorative permettent de joindre l’utile à l’agréable, telle l’oseille vierge à feuille pourpre ou l’oseille sanguine ravissante avec ses nervures carmin. Dans la même famille, celle des polygonacées (comme la rhubarbe), on pourra essayer l’oseille-épinard, dite ‘Patience’, la moins acide et la plus précoce, que l’on surnomme parfois l’épinard vivace. Si le goût acidulé de l’oseille est apprécié en cuisine, ses feuilles sont utilisées aussi dans la pharmacopée traditionnelle qui lui prête des vertus dépuratives, diurétiques et antirhumatismales sous forme de décoction et de cataplasme contre les infections cutanées. A noter aussi que les racines de l’oseille peuvent servir à préparer un purin efficace contre l’oïdium.

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