Calendrier & Conseils de jardinage

Octobre

Potager

Quelques semis sont encore possibles en début de mois : les épinards d’hiver comme le « Résistatou », les fèves et les laitues « Brune d’hiver ». Ne pas oublier de butter les fenouils et les céleris. Commencez les grands nettoyages auxquels il faut procéder avant l’hiver : arrachez et brûlez tous les plants de légumes qui ont donné, enlevez et désinfectez (à l’eau de javel) les piquets. Le moment est venu de préparer le compost qui sera utilisé le prochain printemps en le brassant et en l’aérant.

On y incorporera des feuilles mortes (évitez celles d’arbres fruitiers – qui sont vecteurs de maladies – et celles de platane très lentes à se décomposer et préférez celles de hêtre, de chêne et de châtaigner). Le compost s’utilise à différents moments de l’année mais si vous en avez du « mûr » en ce moment, sa mise en place entre les rangées de légumes en octobre est recommandée ; vous pouvez y ajouter des feuilles mortes qui se décomposeront d’ici le printemps prochain…

Verger

Après avoir cueilli les derniers fruits mûrs, éliminez tous les fruits nécrosés vecteurs d’infection. Aérez le pied des troncs : l’idéal est de tenir l’herbe à distance et de recouvrir la terre d’un paillage. On peut commencer les traitements d’hiver dès la chute des feuilles des fruitiers…

Jardin d’ornement

Comme on assiste, non sans une certaine nostalgie, à la chute des feuilles, n’est-ce pas le bon moment pour introduire dans les plates-bandes des petits arbustes à feuillage persistant comme le pin nain Pinus mugo ou les bruyères d’hiver ? La terre encore chaude et humidifiée par les pluies d’automne permet de multiplier par division les petites vivaces de rocailles (alysse, ibéris, aubrétias). Dans les massifs régénérés au compost, on mettra en place les bisannuelles (pensées, myosotis, pâquerettes)…

Terrasse, balcon et intérieur

Si vous voulez faire sur la terrasse comme dans un vrai jardin et avoir des tulipes au printemps, c’est possible à condition de les planter dans des potées où la terre aura été généreusement régénérée et où l’on aura pris soin d’assurer un bon drainage…

« Octobre emmitouflé annonce décembre ensoleillé.

Choux de Bruxelles

Dans la famille chou, on ne joue pas toujours la carte chou de Bruxelles. Parmi la diversité des variétés (300 au total) que propose le genre chou, celui de Bruxelles n’a pas bonne réputation parce qu’on ne sait pas toujours très bien le cuisiner.

On l’appelle « de Bruxelles » parce que, à la fin du XVIIIe, quand il fit son apparition chez les maraîchers, il poussait abondamment dans les alentours de la capitale belge, la région du Brabant. Semé en avril en pépinière, repiqué en juillet dans un endroit du jardin où il aura de l’espace car il lui faut de la place pour se développer (70 cm en tout sens), il arrive maintenant à maturité et on attendra le premier gel pour le consommer car il est encore meilleur…

(Pour en savoir plus… veuillez-vous reporter à la page 74 de l’édition 2020).

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