Calendrier & Conseils de jardinage

Octobre

Potager

Récoltez courges, potirons et potimarrons. Vous serez sûr que les cucurbitacées sont bien mûres en inspectant le pédoncule qui les relie à la tige : il doit être sec et ligneux. Manipulez vos courges avec précaution : le moindre choc peut provoquer une blessure sur laquelle se développera de la pourriture. Pour prolonger la récolte de tomates, éliminez les parties sommitales de la plante, les feuilles et les rejets. Après la récolte de haricots, n’éliminez pas la plante mais laissez-la sur place, en se décomposant elle joue le rôle d’un engrais organique. Les pluies sont de saison et bienvenues mais elles peuvent se transformer en fêtes à la limace : protégez les légumes dont elles raffolent (laitues, choux) avec de la cendre ou un produit qui ne perturbe pas trop l’environnement comme le ferramol à base de sulfate de fer. En fin de mois, commencent les grands nettoyages auxquels il faut procéder avant l’hiver : arrachez et brûlez tous les plants de légumes qui ont donné, enlevez et désinfectez (à l’eau de javel) les piquets. Installez des bordures de sarriette et de thym : ces aromatiques odorantes constituent un barrage olfactif qui contribue à éloigner les insectes.

Verger

On récolte les noix sans oublier de mettre de côté des feuilles et de les faire sécher pour préparer des infusions digestives. Les arbres fruitiers viennent de fournir un gros effort. On peut les requinquer en disposant à leur pied un mélange de compost et de fumier. Faites provision de prêle dans les talus des alentours et faites-la sécher. Vous pourrez l’utiliser dès le début du printemps prochain sous forme de purin pour lutter contre les maladies (oïdium, mildiou, tavelure). Si vous avez l’intention de planter de nouveaux arbres en novembre, préparez les trous : c’est plus facile que dans la gadoue de la fin d’automne.

Jardin d’ornement

Si vous avez un peu de place dans un massif de terre acide, préparer la plantation d’un érable décoratif à faible développement du type de ceux qui sont les stars des jardins japonais, tel acer palmatum ‘beni maiko’ , une splendeur de fin septembre à mi-novembre. Repiquez les bisannuelles (myosotis, pensées, giroflées, pâquerettes). Certaines annuelles sont particulièrement robustes. Elles ne craignent ni la sécheresse ni les terrains ingrats. C’est le cas des eschscholzias, ou pavot de Californie, que l’on peut semer en octobre pour une floraison en mai. Donnez un coup de cisaille aux vivaces à fort développement (sauge, lavande, phlomis) et complétez votre collection avec des plants d’ancolie, delphinium, géranium, pavots. Pour obtenir ces « mixed-borders » qui seront du meilleur effet au printemps prochain, rien de plus facile que de prévoir l’espace nécessaire pour des bulbes au milieu des vivaces. Ceux-ci doivent être prêts à planter. Vous avez le choix entre quatre mille variétés de tulipes mais n’oubliez pas jonquilles, narcisses, jacinthes, scilles et aussi les alliums recommandés pour tenir compagnie aux rosiers et les pivoines.

Terrasse, balcon et intérieur

Une invasion de pucerons et de cochenilles sur vos plantes d’intérieur ? Préparez-leur un savon : pulvérisez-les avec un mélange de 10cl de savon noir dans un litre d’eau. Les bulbes s’adaptent bien à l‘intérieur et leur floraison précoce sera annonciatrice de printemps. On les met dans un pot que l’on recouvre de papier alu. On les place quelques semaines au frais et à l’ombre, tout en gardant la terre humide. A partir de la fin décembre, réinstallez à la lumière et la floraison commencera rapidement.

La plante du mois : Betterave

Si vous les avez semées dans une terre meuble et riche fin avril début mai, c’est maintenant qu’il faut récolter vos betteraves. Pour les productions précoces la variété ’Bull’s blood’ est celle qu’il faut retenir ; la ‘Reine noire sucrée’ se prête mieux à la conservation (si on la met en jauge ou dans une caissette de sable placée dans l’obscurité d’un cellier). Délicieuses crues ou cuites, en salade ou au four, la betterave est excellente pour la circulation. Pour goûter sans risque à une originalité qui n’est pas qu’esthétique, le jardinier se doit d’essayer des variétés d’autres couleurs telles la blanche ‘Albina’ dont la chair suave émerveillera les curieux ; la très goûteuse jaune ‘Burpees Golden’ mettra des couleurs chaudes dans les salades hivernales. A signaler dans le registre des variétés atypiques, l’étonnante ‘Tonda di Chioga’: cette curiosité botanique se caractérise par des cercles rouges et blancs en forme de cible. D’une manière générale, les betteraves dites « potagères » (ne pas confondre avec la fourragère réservée au bétail), qu’elles soient rouges, jaunes, blanches ou bicolores ne sont pas trop exigeantes. Betta vulgaris se contente d’une bonne exposition. Bien nourrie de fumier et de compost, elle peut atteindre une taille impressionnante tout en restant goûteuse. Et n’oubliez pas que, dès juin, les jeunes feuilles se dégustent en salade, mais si le temps est à la pluie, il faut les protéger des limaces qui en raffolent. Quand on prélève les feuilles, on en profite pour éclaircir à 10cm pour qu’elle ait la place de grossir.

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