Calendrier & Conseils de jardinage

Mars

Potager

Premières tiédeurs entre deux giboulées : on est tenté d’acheter les premiers plants de légumes. Mais attention, l’hiver n’est pas loin Le temps de mars est imprévisible. « Mars entre-t-il comme un mouton, il sortira comme un lion. S’il vient comme un lion, il s’en va comme un mouton… » rappelle un dicton. Mars nous réserve de traîtres chocs thermiques fatals aux jeunes pousses habituées à la tiédeur des jardineries : il faut donc éviter les plants déjà trop développés particulièrement sensibles à une gelée matinale. Par contre on peut planter en pleine terre les pommes de terre précoces telles la variétés « Dolmen » qui résiste vie aux maladies et s’adapte aux sols secs. Revient le plaisir de semer : pour la pleine terre, on se fait un petit tiercé avec carotte, épinard et laitue de printemps ; en serre chauffée, on se régale d’avance avec tomate, poivron, piment, aubergine sans oublier les basilics qui les accompagneront. Dans votre carré de condimentaires, divisez la rhubarbe ou préparez le terrain (qui doit être acide) pour en mettre une en place ; dans ce carré de condimentaires et de médicinales, vérifiez que vous avez un pied de sarriette: délicieuse en cuisine pour accompagner viandes et légumes, elle a aussi des propriété digestives sans oublier que son parfum éloigne mouches et pucerons et que sous forme de purin, elle contribue à enrayer oïdium et rouille.

Verger

Aiguisez et nettoyez les sécateurs. « Taille tôt, taille tard, taille toujours en mars » dit un dicton. Ce précepte s’applique particulièrement à la vigne et aux arbres fruitiers, sauf les cerisiers. Quant aux traitements, une pulvérisation à la bouillie bordelaise contre la tavelure du poirier et du pommier permettra d’envisager de bonnes récoltes. Luttez contre la moniliose qui s’attaque surtout aux arbres fruitiers à noyau, tels les abricotiers, traitez avant la floraison avec de l’hydroxyde de cuivre mélangé (à raison de 20%) à une décoction de prêle.

Jardin d’ornement

Bien qu’il soit préférable de le faire en novembre, on peut encore planter des rosiers en racines nues. Nourrissez les rosiers et les vivaces de cornaille, de fumier, de compost et de bonne terre de jardin. Sans cette nourriture riche, les plantes d’ornement risquent de végéter et d’être moins résistantes aux maladies. L’intensité de la floraison et la remontance des rosiers (c’est-à-dire leur aptitude à refleurir en fin de saison) sont conditionnées par la qualité du sol. Taillez la glycine et autres arbustes à floraison estivale (buddléia, hortensia, lavatère). Ne vous précipitez pas sur votre tondeuse : laissez vivre votre pelouse et s’y épanouir pâquerettes et boutons d’or.  Attendez qu’il n’y ait plus de risque de gel pour semer les annuelles et patientez en binant les massifs de vivaces qu’il faut débarrasser des mauvaises herbes. Dans la lutte contre les limaces qui viennent bouloter les jeunes feuilles, essayez, en plus de la cendre de bois, quelques cuillerées de bicarbonate de soude, un répulsif efficace qui complète la panoplie de la lutte contre ce ravageur.

Fenêtre, balcon et intérieur

Sur la terrasse, renouvelez la terre des potées et des bacs après avoir gratté la surface des pots pour enlever la terre appauvrie. Sur votre balcon dans un petit bac ou un gros pot, préparez un substrat avec compost et terreau dans lequel vous créerez un mini carré de condimentaires avec ces herbes à faible développement que sont persil, cerfeuil sarriette ciboulette, origan. A l’intérieur, rempotez les plantes vertes avec du terreau enrichi de compost ; reprenez des arrosages plus réguliers ; et surveillez l’éventuelle arrivée de pucerons que vous « nourrirez » avec de l’eau additionnée de savon noir.

La plante du mois : Euphorbe

Quand on réorganise un massif de vivaces, comme c’est le moment de le faire, et qu’on a un peu de place, il faut penser aux euphorbes. Bien que peu connue, cette vivace de la famille des euphorbiacées est des plus intéressantes à plus d’un titre. Originale, décorative, elle est robuste et peu exigeante, ce qui en fait une vivace particulièrement adaptée aux choix à faire pour cause de réchauffement climatique. En effet, les origines exotiques de certaines d’entre elles les ont vaccinées contre la chaleur et la sécheresse – ce qui ne les empêche pas de résister aux coups de froid. La famille recèle de nombreuses variétés permettant de choisir celle qui correspond le mieux aux goûts esthétiques du jardinier et à la configuration du jardin. Certaines euphorbes sont à grand développement, telle Euphorbia characas et conviennent aux jardins de belle surface ; d’autres, comme Euphorbia cyparissias, ont un port retombant ou rampant qui les destine plutôt aux lopins plus modestes ou aux rocailles ; quant à l’euphorbe de Griffith, c’est une herbacée d’origine himalayenne très rustique dont les tiges forment un buisson aux colorations vert fluo puis vert foncé virant au brun. Au printemps, les feuilles puis les inflorescences des euphorbes transforment le jardin en une symphonie pour différentes nuances de vert. Seul inconvénient de cette plante sa générosité: quand elle est bien installée, elle a tendance à coloniser ; on la maitrisera en rabattant en fin d’automne avec des gants car la sève blanche ressemblant à du latex qui coule des tiges peut être allergisante.

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