Calendrier & Conseils de jardinage

Mars

Potager

Une fois terminés les travaux de bêchage et les grands nettoyages d’avant printemps, on peut se lancer sans risque dans les premiers semis en pleine terre (laitue à couper, laitue « Reine de mai », roquette, carottes, oignons) et planter à bonne exposition les pommes de terre précoces.

La terre doit être préalablement préparée : elle sera d’autant plus fertile qu’elle aura été ameublie (avec une griffe) et que l’on y aura ajouté en surface du compost bien décomposé, à raison de 3 kg au m2. Si le temps est doux, les altises risquent de pulluler ; pour éviter que ces minuscules coléoptères dévorent vos navets, radis et choux de printemps, protégez-les avec des voiles anti-insectes. Griffez les fraisiers en leur apportant la nourriture, engrais spécial, ou mieux, fumier bien décomposé…

Verger

Brossez les troncs des fruitiers pour éliminer le lichen et appliquez un badigeon confectionné avec de l’argile et de la bouse de vache. Ne taillez plus à partir de la mi-mars. Terminez de planter les arbres à racines nues et de bouturer les petits fruits (cassis, groseille). Binez le pied des arbres fruitiers en renouvelant les apports de compost…

Jardin d’ornement

A condition de ne pas oublier d’arroser abondamment, on peut encore procéder à des plantations d’arbres et d’arbustes, tels les magnolias, notamment le magnolia étoilé qui est le plus précoce et qui s’adapte à toutes les bonnes terres. On plantera aussi des rosiers. Comme pour les autres arbustes d’ornement, les professionnels recommandent des trous d’une dimension confortable (un carré de 30 à 50 cm de côté, selon la taille du sujet planté) qui doivent être remplis par un mélange de cornaille, de fumier et de bonne terre de jardin…

Fenêtre, balcon et intérieur

Même si vous mourrez d’envie de mettre votre balcon aux couleurs du printemps, il faut se méfier des gels tardifs auxquels les plantes en pots sont plus sensibles. Après avoir pris soin de gratter la surface des pots pour enlever la terre appauvrie, rajoutez du terreau. Commencez les premiers apports d’engrais organique en ne chargeant pas trop les doses. Pour les plantes d’intérieur, la végétation redémarre aussi et on peut reprendre des arrosages plus réguliers avec de l’eau non calcaire et tempérée à laquelle, une fois par quinzaine, on ajoutera de l’engrais liquide raisonnablement dosé ; surveillez l’éventuelle arrivée de pucerons que vous « nourrirez » avec les produits adéquats…

« Neige de mars ne vaut pas fiente de renard.

Le Concombre

Il faudra bientôt semer les concombres, à l’abri, dans des godets, dans une petite serre. On peut aussi attendre pour semer en pleine terre mais pas avant la fin mai car Cucumis sativus est un légume originaire d’Inde qui adore la chaleur. On a le choix entre de nombreuses variétés, près d’une trentaine dans les Graines Baumaux, le catalogue de référence des bons jardiniers : le classique « Vert long maraîcher », le délicieux « Diva » ou l’exotique « Très long de Chine » appelé aussi « Concombre Serpent ». Il s’en est fallu de peu que le concombre ne passe à la trappe et rejoigne vache folle et autre grippe porcine au rayon de nos phobies alimentaires.

Injustement accusé de servir de planque à une bactérie tueuse, il a été disculpé. Contribuez à la réhabilitation de ce légume-fruit, humble représentant de la famille des cucurbitacées, en lui faisant une place dans votre lopin. Les concombres du jardin n’ont pas grand-chose à voir avec le concombre cylindrique et lisse du commerce qui pousse hors sol et en serre, d’où une certaine fadeur. Pour que le fruit grossisse, pincez la tige qui part au-dessus du fruit en formation. Le concombre aime boire, mais déteste l’excès d’humidité. Il faut donc l’arroser mais pas trop et surtout éviter que les feuilles soient au contact de l’eau…

(Pour en savoir plus… veuillez-vous reporter à la page 32 de l’édition 2020).

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