Calendrier & Conseils de jardinage

Mai

Potager

Après les « saints de glace » (11, 12, 13 mai), repiquez tomates, courgettes et les potirons, les laitues, sans oublier de semer en pleine terre les haricots, les choux et les betteraves. Semez aussi des laitues en retenant des variétés, comme « Reine de Juillet », résistante à la chaleur et à la montaison ; et des carottes en intercalant les rangées avec des radis qui ont comme particularité d’éloigner les araignées rouges. Autre prédateur contre lequel lutter : les limaces friandes de jeunes pousses. On les éloigne avec un piège à bière et un mélange de cendre, de sciure et de coquilles d’œufs. Préparez du purin d’ortie (un kilo d’ortie fraîche pour dix litres d’eau à laisser macérer une semaine) que vous utiliserez en pulvérisation ou en arrosage pour fortifier les légumes. Histoire d’introduire du changement dans votre potager, réservez une planche pour du soja. Cette fabacée, très riche nutritivement, ne pousse pas que dans les pays chauds et humides. Elle s’est adaptée à nos contrées, en particulier le soja « edamame » que l’on sèmera dans la deuxième partie du mois dans des sillons de 3 à 5 cm d’épaisseur espacés de 30 cm. Les grains que l’on trouve dans les cosses sont excellents crus ou cuits.

 

Verger

Pour éviter les attaques de monilose cette maladie cryptogamique redoutable qui sévit en particulier sur les abricotiers, procédez à deux ou trois pulvérisations de purin de prêle. Pensez aux premiers traitements contre l’oïdium de la vigne avec un poudrage au soufre. Apportez du compost et de la paille entre les rangées de petits fruits rouges tout en supprimant les rejets des framboisiers. Si vos framboisiers sont attaqués par les vers, en fait la larve d’un petit coléoptère, installez des pièges blancs englués qui attirent les femelles avant la ponte.

 

Jardin d’agrément

Dernière limite pour semer les annuelles (pétunias, œillets d’Inde, zinnias, capucines, cosmos, rudbeckias). Repiquez celles que vous avez semées précédemment. Tuteurez les delphiniums, les pivoines, les cannas et les bégonias. Arrachez les bulbes mais pas avant que tiges et feuilles soient sèches et gardez-les au sec pour les replanter en octobre. Fortifiez vos plantes : en plus de l’apport de fumier et de compost effectué à la fin de l’hiver, on les dynamise avec des purins végétaux (ortie et consoude). Surveillez vos rosiers : une attaque de pucerons, de thrips, ou de rouille est toujours à craindre. Effectuez un traitement préventif au purin d’ortie et au purin de prêle. Les arbustes qui fleurissent au printemps (forsythias, lauriers du Japon, arbres de Judée, lilas) doivent être taillés après la floraison. C’est un geste recommandé pour que ces végétaux restent en bonne santé et poussent dans des proportions harmonieuses : on élimine les fleurs fanées ainsi que les rameaux anciens ; il faut aussi tailler les branches qui se croisent ou se dirigent vers le centre de manière à aérer la ramure et équilibrer la silhouette.

 

Fenêtre, balcon et intérieur

Faites prendre l’air à vos plantes d’intérieur : installez dehors palmiers, agrumes, et plantes grasses. C’est la bonne époque pour tenter des semis dans une terrine remplie d’un mélange de sable et de terreau : « Asparagus densiflorus » au feuillage généreux et toujours vert se prête bien à cette opération. Si votre terrasse est bien exposée et que vous disposez d’un bac bien dimensionné, aménagez-y un carré de fines herbes (persil, ciboulette, basilic, origan, oseille) entre lesquelles pour planterez quelques pieds de tomates et de salades.

 

La plante du mois : Fève

C’est un petit régal synonyme de printemps que l’on commence à récolter début mai et que l’on peut consommer à la croque en sel avec une gousse d’ail et un filet d’huile d’olive. Elle est cultivée depuis l’Antiquité dans toute l’Europe mais elle a une prédilection pour les pays du sud où sa culture est très répandue ce dont on ne s’étonnera pas puisqu’elle était consommée communément par les Hébreux, les Grecs, les Romains et par les Egyptiens – on a retrouvé des fèves dans des sarcophages de la 12e dynastie (2 200 ans avant Jésus-Christ). Si la fève a eu un tel succès dans l’alimentation humaine ce n’est pas sans raison : la culture de cette fabacée est assez facile et c’est l’un des végétaux les plus nutritifs (80 calories pour 100 g), riche en matière grasse et hydrocarbonée. En plus elle est délicieuse non seulement crue mais aussi cuite en soupe, en ragoût ou avec du lard en cocotte avec d’autres jeunes légumes de saison.
On doit la semer soit en novembre soit en janvier-février si le sol s’est réchauffé et ressuyé, dans une bonne terre de jardin. Les gastronomes aux goûts simples ne sont pas les seuls à se régaler des fèves ; les pucerons les adorent aussi. Pour tenir à distance ces ravageurs, semez en même temps de l’aneth, une plante aromatique dont l’odeur anisée tiendra à distance les maudites bestioles. Pour ce qui est des variétés, renseignez-vous autour de chez vous pour savoir celles qui donnent le mieux, la « Mammut » étant la plus polyvalente et la « Stéréo » ayant la particularité de gousses qui se consomment entières cuites ou crues.

Pour lire la suite achetez l'almanach 2022
Nos partenaires