Calendrier & Conseils de jardinage

Mai

Potager

On peut semer en pleine terre quasiment tous les légumes sauf les tomates, aubergines, poivrons que l’on aura préalablement semés en mars sous châssis et que l’on ne plantera pas avant que les « saints de glace » (11, 12, 13 mai) soient passés. On est tenté de repiquer tous les plants que l’on trouve en jardinerie mais si l’on veut qu’ils reprennent bien et que le temps est encore incertain, prévoyez une phase d’acclamation sous abri car le plein soleil ou les nuits fraiches peuvent compromettre la reprise de sujets habitués au microclimat des jardineries. Buttez les pommes de terre et dans les jardins bien abrités ou sous serre commencez à récolter celles que vous avez pu planter en mars. Surveillez de près vos semis et plantations : si le temps est doux et humide, les ravageurs sont à l’affût. Les chenilles des noctuelles menacent les carottes : enrayez l’attaque à coup d’insecticide de préférence bio. Les limaces, s’attaquent nuitamment à tout ce qui est bien vert et tendre. Pour les repousser, il existe des granulés assez efficaces mais on peut aussi répandre une couche de cendre de bois autour des semis à risques. Si la météorologie est conforme aux constantes et aux souhaits du jardinier, il commence à faire chaud et il faut donc commencer à arroser. Pour économiser l’eau, veillez à pailler et à biner.

Verger

Éclaircir pêchers, pommiers et poiriers en laissant entre chaque fruit un espace équivalent à la taille d’une main. Contre la mouche de la cerise, installez des plaques engluées de couleur jaune. Procédez aux premiers traitements contre l’oïdium de la vigne par un poudrage au soufre. Apportez du compost et de la paille entre les rangées de petits fruits rouges tout en supprimant les rejets des framboisiers. Nombre d’arbres fruitiers sont attaqués par un papillon nocturne, l’hyponomeute, qui tisse une sorte de cocon ; on peut en venir à bout avec un purin de tanaisie et d’absinthe

Jardin d’agrément

Désherbez régulièrement vos massifs d’annuelles et de vivaces, sinon vous risquez d’être envahi par la mauvaise herbe. Taillez les buis, les ifs ainsi que les arbustes de printemps qui ont déjà fleuri (forsythia, lauriers du Japon, arbre de Judée, lilas) et arrachez les bulbes de tulipe mais pas avant que tiges et feuilles soient sèches ; gardez-les à l’abri pour les replanter en octobre. Surveillez vos rosiers : si vous craignez une attaque de l’oïdium, n’hésitez pas à agir préventivement avec un produit adéquat à base de soufre ou une décoction de prêle. Fortifiez-les avec des purins végétaux (ortie et consoude) qui feront reverdir les feuillages. Mettez-les en valeur avec des « plantes compagnes » : iris, pivoines, des vivaces tels que pavots et delphiniums ainsi que des clématites comme la nouveauté délicatement parfumée dans le monde des clématites « Sugar Sweet ».

Fenêtre, balcon et intérieur

Installez dehors agrumes, plantes grasses et autres plantes méditerranéennes, notamment les pélargoniums odorants dont les feuilles dégagent un parfum éloignant les moustiques. Nombre de fleurs annuelles s’adaptent très bien aux balcons : les capucines naines, les œillets d’Inde, les mufliers et les zinnias. Au rayon des plantes d’intérieur, essayez-vous à l’art du bouturage en commençant avec les misères et les lierres. Si vous avez adopté un bonsaï, aménagez-lui une protection contre le soleil et faites en sorte que la terre du pot soit toujours humide.

La plante du mois : Iris

Pour nombre d’entre eux les iris sont originaires du bassin méditerranéen ce qui les prédispose à bien résister à la sécheresse. Le genre iris appartient à une grande famille, les iridacées qui comptent près de 200 espèces dont les iris rhizomateuses, ceux de nos jardins, constituent la branche principale, même s’il ne faut pas négliger les iris à bulbe. Fleur élégante et majestueuse dont on dit qu’elle (et non le lys) est à l’origine de l’emblème des rois de France. Quoiqu’il en soit elle inspira aussi nombre de grands peintres à commencer par Van Gogh et son célèbre tableau éponyme. Peut-être parce qu’il fut longtemps une plante à vocation industrielle (il servait de base en parfumerie) et qu’il envahissait les bordures des voies de chemin de fer, l’iris n’avait pas très bonne presse. Mais des amateurs de plus en plus nombreux l’ont réhabilité et il fait un retour en force dans les jardins d’ornement où en mai il est à son apogée. Simple ou opulent, il y en a pour tous les goûts et de toutes les couleurs bleu-violet bien sûr, mais aussi blanc, rose, noir, or et jaune – des qualités qui lui ont peut-être été données par Iris, messagère de dieux et déesse de l’arc-en ciel. Pour en voir un bel échantillonnage, une visite s’impose à l’iriseraie d’Oullins (Rhône) où l’on peut admirer des spécimens des plus colorés. Si l’on souhaite se constituer une collection, on consultera le catalogue des pépinières Cayeux qui propose des sujets classiques ou rares, simples ou prestigieux à tous les prix de 10€ à plus de 100€ le rhizome que l’on plante à la fin de l’été.

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