Calendrier & Conseils de jardinage

Juin

Potager

On commence à récolter ce que l’on a semé à la fin de l’hiver et au début du printemps : laitues, radis, carottes, oignons blancs et pommes de terre nouvelles… On repique les choux, les poireaux et les céleris. Pour les tomates, on est prudent : un repiquage début juin est possible si la dominante météorologique est favorable : une bonne chaleur diurne sans trop de fraîcheur nocturne : sinon on attend le milieu du mois. Même chose pour les poivrons et les aubergines. Ensuite on surveille leur croissance et on lui donne un coup de pouce avec un cocktail de purin de consoude et de purin d’ortie. Sont à l’ordre du jour par ailleurs tous les semis de légumes qui donneront en août et à l’automne : laitues des quatre saisons et scaroles, radis d’hiver, concombre sans oublier les haricots verts et à écosser. Pour agrémenter vos salades, laissez-vous tenter par la moutarde, la roquette, l’aneth ainsi que des condimentaires aux saveurs venues d’ailleurs, notamment d’Asie : moutarde chinoise, périlla ou shizo japonais, basilic sacré de Thaïlande ne sont pas difficile à semer et on trouve leurs graines dans les bons catalogues.

Verger

Les cerises sont en pleine production. Attention aux mouches du cerisier qui laissent une trace sous forme de vers. Pour éviter ce désagrément fabriquez un piège : avec un carton de couleur lumineuse, on confectionne un carré de 30x30cm que l’on badigeonne de glu sur les deux côtés. Les mouches viendront s’y agglutiner. Évitez de laisser pourrir les cerises sur l’arbre, elles risquent de contaminer celles qui sont saines. Mettez-les dans un sac et éliminez-les mais pas au compost car elles le contaminent avec des champignons pathogènes.

Jardin d’agrément

Juin est le mois où l’on peut attraper la fièvre des roses : une raison, sans savoir si le mal sera guéri ou aggravé, d’aller visiter de belles roseraies telles celles de Saint-Galmier (Loire) où les roseraies du parc de la Tête d’or, notamment la roseraie de concours où est désignée chaque année la « plus belle rose de France ». La « reine des fleurs » règne. N’oubliez pas de tailler les fleurs fanées pour que les rosiers refleurissent en juillet. Les grandes vivaces (delphiniums, gauras, roses trémières) qui les mettent en valeur ont pris une belle dimension et il faut penser à les tuteurer et éventuellement les rabattre. Le premier week-end de juin, est celui des « Rendez-vous aux jardins » organisés par le ministère de la Culture. Jetez un coup d’œil sur les sites internet ou consultez la presse locale et vous aurez la liste des jardins ouverts au public à cette occasion, allez en visiter quelques-uns pour admirer le travail des professionnels et ramener quelques idées comme celle de procéder à une extension du jardin d’agrément vers le potager : les légumes apprécient particulièrement la compagnie des fleurs, l’œillet d’Inde éloigne les pucerons tandis que le lin a un effet dissuasif sur les doryphores.

Fenêtre, balcon et intérieur

Sur la terrasse, aménagez une petite pergola avec des bambous qui abriteront les plantes ne supportant pas une exposition prolongée en plein soleil. Soyez vigilant en matière d’arrosage : les plantes en pots, en particulier les pétunias se dessèchent plus vite et peuvent être littéralement brûlés s’il se met à faire très chaud. Dans une potée, repiquer des capucines de différentes couleurs qui fleuriront généreusement jusqu’à l’automne et dont les feuilles agrémenteront vos salades. Attention à la prolifération des insectes et des maladies qui profitent de la chaleur ambiante pour attaquer vos plantes d’intérieur: dissuadez et enrayez avec des traitements appropriés de préférence bio.

La plante du mois : Patate douce

Elle n’a rien à voir botaniquement avec la pomme de terre (solanacée) injustement surnommé « patate ». La patate douce appartient à la famille des convolvulacées. C’est un de ces légumes exotiques qu’il est assez facile de cultiver aujourd’hui dans les jardins potagers de nos régions.  On la connaissait jusqu’à présent dans sa version décorative, l’ipomée dont on apprécie les beaux feuillages d’un vert tonique ou de couleur pourpre. Dans sa version légume, on dut longtemps se contenter des patates importées d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique du Sud dont elles sont originaires et où leurs tubercules généreux servent de base de l’alimentation. C’est Joséphine de Beauharnais, première épouse de Napoléon, originaire de la Martinique, qui l’avait fait connaitre en France et qui avait essayé de l’adapter dans les jardins de son château de de la Malmaison. Ensuite on en perdit la trace et ce n’est que récemment, notamment grâce à des spécialités culinaires américaines, que l’on a redécouvert ses saveurs et son intérêt nutritionnel Plusieurs variétés à cycle court se prêtent à une culture en Europe notamment la ‘Beauregard’. Même s’ils ne peuvent satisfaire à toute la demande, plusieurs producteurs de la vallée de la Loire et de la région parisienne se sont spécialisés dans ce tubercule aux formes rebondie ou allongées pouvant peser jusqu’à deux kilos. Pour en avoir dans son potager, le plus simple est de trouver un plant en jardinerie et de le mettre en terre début juin dans une situation telle que la plante dont le feuillage prend de la place puisse trouver ses aises.

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