JARDIN D’AGRÉMENT
Désherbez et binez les massifs pour que les fleurs annuelles et les vivaces soient mises en valeur. À propos de vivaces, c’est le moment de semer celles qui fleuriront le printemps et l’été prochain. Surveillez le tuteurage des delphiniums et des dahlias pour qu’ils tiennent le coup en cas d’orage.
Pour réduire la corvée d’arrosage et alléger la facture d’eau, pensez à réserver une place à des plantes d’une grande sobriété. Pour les annuelles, cosmos, eschscholzia ou pavot de Californie et nigelles sont des fleurs qu’on dirait cousines du chameau.

Dans la famille des vivaces gauras, nepetas, asters, gypsophiles et perovskias ont un système racinaire qui leur permet de se passer d’arrosage. De grosses chaleurs, un orage et c’est fini pour les rosiers jusqu’à ce que les remontants ne reviennent nous ravir avec les fraîcheurs de septembre : pour que leur floraison soit généreuse, procédez à une légère taille en éliminant les roses défleuries.
N’oubliez pas que l’hortensia avec ses grosses boules roses ou bleues selon la nature du terrain préfère l’ombre au soleil et nécessite des arrosages fréquents.
TOURNESOL
Vu l’exiguïté des lopins de la plupart de nos amis jardiniers, hors de question de se lancer dans la culture d’un champ de tournesols pour confectionner son huile. Mais il n’est pas interdit de planter cette annuelle généreuse et solaire soit en une rangée le long sur un mur (pour que vos « soleil » soient protégés du vent) soit dispersés en touffe dans un massif d’annuelles et de vivaces pour le structurer dans sa hauteur.
On a le choix entre plusieurs variétés notam- ment la géante « Mamouth » qui peut atteindre 3 mètres de hauteur avec un diamètre de fleur de 30 cm ; d’autres, comme « Peluche » sont de dimension plus modeste et s’adapteront sur une terrasse.
N’oubliez pas de protéger vos semis des limaces et gardez quelques sujets en place après la floraison, les oiseaux s’en régaleront.
BÉGONIA
À cette époque de l’année, dans nos jardins intérieurs, nos plates-bandes et nos terrasses s’épanouissent ces plantes délicates et aux multiples facettes que sont les bégonias. Ce genre végétal tient son nom de Michel Begon, officier issu d’une famille noble de Blois qui fit carrière au 17e siècle comme Intendant du roi de France sur le territoire et dans les colonies. Il rapporta de Saint-Domingue cette plante colorées que les botanistes appelèrent bégonia en mémoire de celui qui en avait remarqué les qualités.
Originaire des régions tropicales d’Amérique du Sud donc et aussi d’Asie et d’Afrique, le bégonia témoigne en extérieur d’une bonne capacité d’adaptation. Il s’épanouit sous nos climats à condition d’en replanter chaque année les bulbes. On retiendra la variété « Cascade » ou le pleureur « Pendula » au rouge tonique qui donneront une allure exotique à une terrasse ou une plate-bande.

Les bulbes se plantent en avril dans un sol riche. Il existe une variété originaire de Chine, Begonia grandis, introduite en Europe vers 1800, qui s’est si bien acclimatée que l’on le conserve d’un an sur l’autre comme une vivace à condition de la protéger en hiver par un paillage.
De très nombreuses variétés sont particulièrement adap- tées pour l’intérieur, où elles retrouvent leurs conditions naturelles : on retiendra le bégonia « Ginny » intéressant pour ses feuilles duveteuses et ses fleurs roses. Une étude du Jardin botanique de Lyon a révélé que le bégonia est uti- lisé au Mexique comme condiment et comme médicament : Begonia glabra soignerait les troubles veineux.