JARDIN D’ORNEMENT
La taille des rosiers peut commencer dès la dernière décade du mois surtout si l’hiver a été doux. Si vous n’avez pu le faire en novembre, plantez des rosiers dans des trous de « 50 x 50 x 50 » (terme utilisé par les profession- nels signifiant 50 cm de profondeur, de largeur et de longueur).
Pensez à tuteurer les arbustes nouvellement plantés afin qu’ils ne soient pas perturbés par le vent. Plantez les bulbes de fin de printemps (lis, renoncule, anémone). Sous abri ou dans une caissette que l’on placera devant une fenêtre, faire les premiers semis d’annuelles (capucines, œillets d’Inde, pieds d’alouette).

Dans les massifs de jeunes pousses appa- raissent : avec de la cendre, protégez-les contre les limaces qui sortent après une pluie. Pour stimuler la croissance des tulipes et des jacinthes, faites un apport de terreau et de compost entre les pousses. Procédez à une inspection des souches de dahlias qui ont hiverné à la cave ; enlevez ceux qui sont en mauvais état. Repiquez des bisannuelles : pensées, pâquerette, myosotis et primevères prépareront l’arrivée des premières fleurs à bulbes.
BETTRAVE
À priori on se dit que les légumes ne sont pas concernés par les modes. Erreur ! Ils n’échappent pas à cette dictature. C’est le cas, entre autres, de la betterave potagère. Mais les amoureux de la betterave rouge n’ont pas attendu que cette repré- sentante de la famille des chénopodiacées soit recommandée par on ne sait quel influenceur pour occuper toute sa place au potager. Reste que si Beta vulgaris a bénéficié d’un regain de popularité c’est grâce au succès que rencontrent certains légumes anciens.

Et aussi à l’art de grands cuisiniers pour en tirer tout le potentiel, à la fois esthétique et gustatif. Ils ont su la rendre plus appétissante que ces morceaux nageant dans un liquide sanguinolent qui servaient d’entrée dans les cantines. Si elle a eu longtemps mauvaise réputation c’est par ailleurs qu’on l’a confondu avec la betterave four- ragère qui sert à l’alimentation des animaux, ainsi qu’à la sucrière qui a été rendue célèbre par la mobilisation des agriculteurs jugeant indispensable l’utilisation de néonico- tinoïdes pour lutter contre les ravageurs qui en raffolent.
Quoi qu’il en soit, c’est le bon moment pour en commander une des variétés – il en existe une centaine (dont la « Plate d’Egypte » la « Bull’s blood » et l’ originale « Albina » de couleur blanche) que l’on trouve sur les catalogues spé- cialisés, pour les semer à l’abri et pour les déguster soit sous forme de soupe inspirée des célèbres bortschs ou de salades. C’est délicieux et excellent pour la santé car la betterave est pleine de vitamine C et B9, de phosphore et de potassium.