Janvier

“Neige en janvier vaut du fumier.”

POTAGER

Les journées sont courtes et sombres. Il fait froid. La terre est gelée ou recouverte de neige. Inutile de forcer le cours des choses. Respectez le repos végétatif et accordez-vous un repos jardinier. La sagesse jardinière recommande d’accepter le temps qu’il fait. Il ne servirait à rien de se précipiter dans le froid pour retourner une terre gelée.


Écoutez le dicton : « Mois de janvier, laisse la terre se reposer ». Restez au chaud et préparez vos commandes sur catalogue. Affûtez et réparez vos outils. Dehors, peu de choses vraiment urgentes au programme. Mais des petits travaux pour patienter en attendant le printemps.

Profitez d’un radoucissement pour épandre du compost et procéder aux premiers semis sous abri : choux de printemps et variétés précoces de radis et de carotte.

À défaut de serre, on ins- talle un voile de forçage : il protègera les premiers semis de salade contre le froid. On peut aussi semer tomates, aubergines, et cucurbitacées dans des caissettes (évitez les terreaux trop gras en rajoutant du sable de rivière) que l’on mettra dans une serre chauffée ou dans une pièce tempérée (20°) et bénéficiant d’une bonne exposition.

Une parenthèse printanière au cœur de l’hiver ? Plantez échalotes et ail.

FERTILISATION

Plutôt que d’attendre avril pour se lancer tête baissée dans les travaux, la sagesse jardinière commande de profiter du mois de janvier et de la dormance hivernale pour réflé- chir aux meilleurs moyens de rendre son jardin aussi beau et productif que possible.

Un beau jardin qui donne toute satisfaction à la fois esthétique et productive est un jardin fertile. Pour qu’il le soit vraiment, il convient de procéder à une analyse des sols, réalisée soit à parti des kits que l’on trouve en jardinerie soit par un paysagiste spécialisé.

En fonction des résultats (terre plutôt sableuse, plutôt argi- leuse, plutôt calacaire, plutôt acide) on pourra envisager des amendements : par exemple, pour la fertilisation d’un sol argileux, on introduira de la paille et un mélange de feuilles et d’écorce broyée.

MIMOSA

Force est de constater qu’à cause du réchauffement clima- tique certaines variétés et espèces sont malheureusement à proscrire parce qu’elles ne supportent pas l’augmentation de la chaleur. D’autres, au contraire, peuvent être rete- nues car leurs spécificités deviennent conciliables avec le radoucissement du climat.

On cite souvent le cas des lauriers ou des oliviers qui étaient interdits en pleine terre « autrefois » et qui s’épanouissent désormais sans problème dans la région. Tel est le cas aussi du mimosa dont on voit de plus en plus les opulentes touches jaunes égayer les jardins à cette époque de l’année alors que « dans le temps » l’on n’en avait le privilège que sur le littoral méditerranéen.

Originaire d’Australie, le mimosa ou plus précisément la variété Acacia dealbata est celle qui a trouvé une terre d’accueil à la fin du 18e sur le pourtour méditerranéen où il s’est si bien naturalisé qu’il peut devenir envahissant. Appelé aussi « mimosa d’hiver » ou « mimosa des fleuristes », cet arbuste atteint une hauteur de trois à cinq mètres. Il supporte un épisode de gel et se plait sur les sols secs et siliceux.

Son bois est assez fragile et il faut veiller à le tailler (après la floraison) pour qu’il ne casse pas sous l’effet d’une tempête ou de la neige. Ses fleurs en petits pompons jaunes et soyeux qui s’organisent en panicules apparaissent en janvier et durent jusqu’en février Elles dégagent un parfum suave ce qui explique que sur la Côte d’Azur le mimosa est cultivé à la fois pour fournir les fleuristes et l’industrie de la parfumerie

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