Novembre

“Si en novembre il tonne, l’année sera bonne”

JARDIN D’AGRÉMENT

Si vous êtes amateur de rosiers, la période qui va de fin octobre à début décembre est la meilleure pour en planter car ils auront le temps de s’enraciner avant le printemps. Choisissez les anciens ou modernes, grimpants, à massifs, à tige mais choisissez les bien en vous rendant dans une bonne jardinerie ou chez un rosiériste qui vous conseil- lera sur la meilleure variété en fonction de vos goûts, de votre sol, de votre micro-climat, de votre type de jardin.

Quels que soient celui ou ceux que vous aurez rete- nus, préparez un trou de bonne dimension (40 cm x 40 cm x 40 cm) et n’oubliez pas que l’on ne plante pas dans « le trou d’un homme mort », c’est-à-dire à l’endroit où poussait l’année précédente un végé- tal mort depuis.


Des rosiers, bien sûr mais d’autres arbustes aussi qui com- plèteront votre collection : clématites, forsythias, lilas, etc. Attention avec les azalées et rhododendrons : la plupart des variétés ne supportent pas les sols calcaires. Si vous cherchez un arbuste original rappelant le charme des jar- dins d’autrefois, optez pour le chèvrefeuille, en particulier le Lonicera fragrantissima, extraordinairement parfumé.

OLIVIER

Il fut une époque pas si éloignée, le XXe siècle – mais pour certains c’est déjà de l’histoire ancienne – où planter des oliviers dans le Rhône et les départements voisins était considérée comme une hérésie horticole.

Révolue, cette époque où l’on vous assurait que l’olivier ne pouvait survivre au nord du 45e parallèle. Symbole de paix et de fécondité, emblème de la qualité de vie méditerranéenne, il est devenu un arbre à la mode, presque incontournable dans tout jardin qui se respecte.

On en trouve à des prix abordables d’au- tant plus qu’oléiculteurs espagnols et italiens profitent de cette mode pour vendre des arbres qu’ils ont arrachés grâce à des primes de l’UE, celle-ci encourageant la plantation de nouvelles variétés.

L’olivier est en apparence d’une santé à toute épreuve, très résistant à la chaleur et à la sécheresse et il supporte des températures négatives s’il est planté sur un sol bien drainé. Mais certaines variétés peuvent être attaquées par un insecte, la mouche de l’olivier et aussi par une bacté- rie tueuse (Xylela fastidiosa) qui a fait des ravages en Corse et dans les Pouilles italiennes.

Pour le moment, dans le Rhône et ses voisins, les oliviers ont un rôle purement décoratif et ne font pas concurrence à la production fran- çaise d’huile d’olive, notamment celle de Nyons (Drôme). Mais qu’en sera-t-il dans le futur ?

Depuis quelques années une centaine de particuliers du pays du Gier (Loire) ont constitué une « union de producteurs » qui centralise la récolte des olives (près de 2 tonnes) et assure leur trans- formation en huile.

Couverture Almanach du père Benoit
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